1. S’agit-il d’une opération grave ?
Non. Les patients opérés sont en bonne santé et les risques liés à l’anesthésie générale sont minimes.
L’anesthésiste sera consulté en pré- opératoire et tous les examens nécessaires seront effectués avant l’intervention.
Pratiquée depuis de nombreuses années, cette chirurgie est extrêmement bien maîtrisée par les chirurgiens maxillo-faciaux, compétents pour toute la chirurgie plastique de la face.
2. A quel âge peut-on se faire opérer ?
La chirurgie orthognathique se pratique chez l’adulte en moyenne jusqu’à 50 ans et chez les adolescents dont la croissance est terminée.
Il faut donc attendre au minimum 14/15 ans chez les filles et 17/18 ans chez les garçons.
3. Pourquoi un traitement orthodontique est-il nécessaire ?
Le déplacement chirurgical des mâchoires va induire une nouvelle position des dents entre-elles.
Celles-ci devront bien s’emboîter après la chirurgie et l’orthodontiste doit préparer les arcades dentaires dans ce but. Par ailleurs le chirurgien se servira de l’appareil pour fixer les maxillaires pendant les premiers jours post-opératoires. Ensuite le port d’élastiques sur l’appareil permet de stabiliser la correction.
4. Cette chirurgie est-elle douloureuse ?
Non, les patients ne rapportent habituellement aucune douleur après l’intervention, mais il existe généralement toujours une sensation de gêne du fait de l’œdème (gonflement du visage), qui régresse en quelques jours et disparaît en quelques semaines.
5. Peut-on manger et parler après l’opération ?
Oui. Les mâchoires, une fois déplacées, sont maintenues dans la nouvelle position à l’aide de plaques et de vis en titanes. Il est donc immédiatement possible de parler et de s’alimenter. Cependant certaines précautions doivent être impérativement prises dans les suites opératoires :
L’alimentation sera exclusivement liquide pendant la durée du blocage (15 jours), mixée pendant les 15 jours suivants, puis molle pendant la quinzaine suivante, pour ne redevenir normale que 6 semaines après l’intervention.
6. Quand reprendre une activité scolaire ou professionnelle ?
En fonction du type d’intervention, les suites opératoires autorisent habituellement une reprise scolaire ou professionnelle entre la 3eme et la 4eme semaine (Période pendant laquelle le chirurgien prescrit un arrêt de travail).
Les activités physiques quant à elles, ne pourront être reprises qu’après 6 semaines pour ce qui est des sports individuels sans risque de chute, et après 3 mois pour tous les autres sports.
7. Persiste-t-il des cicatrices visibles extérieurement ?
Toutes les incisions nécessaires sont pratiquées à l’intérieur de la bouche à distance des dents. Il n’existe donc aucune cicatrice visible après l’intervention.
8. Quels peuvent être les désagréments ?
- Œdème du visage (gonflement) : normal, il s’atténue pour disparaître en quelques jours à quelques semaines.
- Saignements : habituellement de faible importance, ils peuvent durer quelques jours.
- Limitation de l’ouverture buccale : elle est transitoire et diminue progressivement.
- Troubles de la sensibilité : plus fréquents sur la lèvre inférieure (lors d’intervention sur la mandibule) que sur la lèvre supérieure (lors d’intervention sur la mâchoire supérieure). Ils peuvent persister de quelques semaines à plusieurs mois mais diminuent progressivement.
9. Comment appréhender son nouveau visage ?
Même si vous êtes opérés pour des raisons fonctionnelles, le retentissement esthétique de l’opération est indéniable. Vous devrez vous y préparer afin d’appréhender au mieux le nouveau regard que vous porterez sur vous-même et à celui de votre entourage.
10. Existe-t-il une prise en charge sécurité sociale ?
- L’intervention chirurgicale est prise en charge par la sécurité sociale.
- Chez les adolescents, le traitement orthodontique commencé avant 16 ans est remboursé sur le barème sécurité sociale même s’il se poursuit au-delà de 16 ans.
- Chez les adultes : un seul semestre d’orthodontie est remboursé sur la base d’un TO 90 (193,50€)
- Votre orthodontiste vous fera un devis global pour le traitement.
- Les mutuelles peuvent compléter ces remboursements.